Mohamed Safwene Grira
08 Janvier 2017•Mise à jour: 09 Janvier 2017
AA/ Abidjan/ Fulbert Yao/ Issiaka N'guessan
Le calme est revenu dimanche en Côte d'Ivoire après deux jours de mutinerie qui ont paralysé Bouaké (Centre) et d'autres villes du pays, d'après des sources concordantes.
"Aujourd’hui [dimanche] matin, tout le monde circule normalement, la vie a repris son cours comme si de rien n’était", a rapporté Touré Habib, un habitant de la ville de Bouaké, joint au téléphone par Anadolu. "Le marché a rouvert et les transports ont repris" a ajouté Traoré Bakary, mototaxiste à Bouaké, joint au téléphone par Anadolu.
A Man (Ouest) comme à Daoukro (Centre-Est), les corridors ont rouvert et les commissariats de la ville occupés par les mutins ont été remis aux policiers, d'après des sources sécuritaires dans les deux villes. Les mutins ont commencé également à rétrocéder les véhicules administratifs qu'ils avaient confisqués, d'après des sources locales.
A Abidjan, les barricades qui avaient été érigées devant le camp militaire d’Akouedo, le plus grand du pays, ont été levées et les véhicules circulaient normalement, a constaté le correspondant d'Anadolu.
Samedi, le président Alassana Ouattara a donné son accord pour la prise en compte des revendications des mutins. Cet accord faisait suite à des pourparlers engagés avec une délégation de ces soldats à Bouaké par le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi. Le ministre ivoirien a même été pris en otage, pendant quelques heures par les mutins, avant d'être relâché.
Le chef de l'Etat a néanmoins déploré les méthodes employées par les soldats à qui il a demandé de regagner les casernes.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, un groupe de militaires a fait irruption dans l’Etat-major de la 3ème Région Militaire à Bouaké en faisant usage d’armes à feu. Le mutinerie s’est aussitôt étendue aux villes de Korhogo (Nord), Odienné (Nord), Daloa (Centre-Ouest) et Daoukro (Centre-Est), et à Abidjan.
Les revendications de ces soldats tournaient autour de paiement de primes, d'augmentations salariales et de réduction du temps des grades étaient parmi les revendications des soldats.