Hussein Mahmoud Ragab Elkabany
12 Avril 2018•Mise à jour: 13 Avril 2018
AA / Le Caire
Ali Taha, l'avocat de l'ancien juge et ancien président de la Cour des comptes Égyptienne (la plus haute instance de régulation), Hicham Genina, a déclaré que son client avait été renvoyé devant une cour militaire, pour diffusion de fausses nouvelles ayant porté atteinte aux forces armées.
L'avocat a indiqué, dans des déclarations à Anadolu, que la première audience aura lieu lundi prochain, au tribunal militaire du Caire.
Genina (61 ans) était pressenti pour le poste de vice-président, dans l'éventualité d'une victoire du candidat Sami Annan, ancien chef d'état-major de l'armée (70 ans), aux élections présidentielles égyptiennes de Mars dernier. La candidature d'Annan à la course présidentielle avait tourné court le mois dernier, quand le procureur militaire l'a convoqué et interrogé sur le fait qu'il n'ait pas obtenu l'autorisation de l'armée pour se porter candidat à la présidentielle, une mesure légalement requise, car l'ancien chef d'état-major fait toujours partie des forces de réserve de l'armée.
Dans une interview publiée par les médias en février dernier, Genina a déclaré qu'Annan "était en possession de documents et de preuves accablantes contre de nombreux dirigeants égyptiens actuellement en poste, relatifs à tous les événements postérieurs à la révolution du 25 janvier 2011", qui a évincé l'ancien président Mohammed Hosni Moubarak (1981-2011).
Genina avait exprimé, lors de la même interview, sa peur pour la vie de Annan à l'intérieur de la prison. Il avait à cette occasion averti que " S'il arrivait malheur à Annan, les documents dangereux en possession de l'ancien chef d'état-major de l'armée, qui se trouvent en lieu sûr en dehors de l'Egypte, seraient rendus publics", selon ses dires.
A la lumière de ces déclarations, l'armée avait publié un communiqué annonçant qu'une procédure d'enquête avait été diligentée contre Annan et Genina.