Qais Omar Darwesh Omar
12 Février 2024•Mise à jour: 14 Février 2024
AA / Ramallah / Qais Abou Samra
Le nombre de Palestiniens arrêtés par l’armée israélienne en Cisjordanie occupée s'est élevé ce lundi à 6 985 Palestiniens depuis le 7 octobre 2023, après l’arrestation de 35 personnes lors de son incursion dans plusieurs gouvernorats de Cisjordanie.
C’est ce qui ressort d’un communiqué commun de la Commission pour les affaires des prisonniers et anciens prisonniers (gouvernementale) et du Club des prisonniers palestiniens (non gouvernemental), examiné par Anadolu.
Le communiqué indique que “Le nombre total d'arrestations (de l’armée israélienne) après le 7 octobre s'est élevé à environ 6 985, incluant ceux qui ont été arrêtés à leur domicile, dans les points de contrôle militaires, ceux qui ont été forcés de se rendre sous la pression et ceux qui ont été retenus en otages".
Le communiqué a fait savoir que "Les forces d'occupation israéliennes ont arrêté au moins 35 citoyens de Cisjordanie, dont d'anciens prisonniers, entre la nuit d’hier (dimanche) et le matin de ce lundi".
Selon la même source, les arrestations se sont concentrées à Hébron (sud), Qalqilya, Jénine et Naplouse (nord), ainsi qu'à Ramallah et Jérusalem (centre).
Les organisations palestiniennes ont précisé que les arrestations se sont “accompagnées d’actes de sabotage et de destructions des maisons de citoyens, en plus de graves passages à tabac contre les détenus et leurs familles, et de confiscations de fonds“.
La Cisjordanie est le théâtre d'une vague de tensions et d'affrontements entre les Palestiniens et l'armée israélienne, suite notamment aux incursions israéliennes et aux arrestations des Palestiniens, sur fond d’opérations militaires meurtrières contre la bande de Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de victimes civiles, des femmes et des enfants pour la plupart.
La guerre contre la bande de Gaza a également provoqué une catastrophe humanitaire sans précédent et d’énormes destructions d’infrastructures, entraînant la comparution d’Israël devant la Cour internationale de Justice (CIJ) pour “génocide“.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.