Esma Ben Said
04 Novembre 2017•Mise à jour: 05 Novembre 2017
AA/Desk
Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Melbourne en Australie contre le traitement infligé à des centaines de demandeurs d'asile dans un centre de détention situé sur l'île de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Les Nations Unies ont d'ailleurs décrit la situation dans le centre comme étant en état d'"urgence humanitaire".
Par crainte de ce qui peut leur arrivée à l'extérieur, les demandeurs d’asile refusent de quitter le camp de détention géré par l’Australie et fermé mardi dernier par les autorités, alors même que les vivres, l’eau et l’électricité y ont été coupés et que le personnel a abandonné le camp, a rapporté la presse locale.
Depuis 2012, Canberra mène une politique extrêmement difficile à l'endroit des migrants qui tentent de rejoindre ses côtes, en les reléguant directement dans des camps sur l'île de Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée) ou dans le micro-Etat insulaire de Nauru (Pacifique).
Ils seraient, d'après des sources onusiennes, 900 à Manus et 12 00 à Nauru, emprisonnés illégalement et indéfiniment, dans des conditions inhumaines.
D'après un rapport établi par Amnesty International en 2016 les personnes détenues souffraient entre autres, de violences physiques, psychologiques et sexuelles.
De leurs côtés, les autorités australiennes justifient cette politique anti-migrants par le fait qu'elles luttent contre les gangs de passeurs et par la nécessité de dissuader les demandeurs d'asile de se lancer dans la traversée à partir de l'Indonésie.