Feiza Ben Mohamed
27 Novembre 2022•Mise à jour: 28 Novembre 2022
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
Le ministre français de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire, a reconnu « des abus », dans le recours aux cabinets de conseil, au cours d’une interview donnée dimanche à France 3.
« Je le reconnais bien volontiers, je pense que nous sommes allés trop loin », a concédé le locataire de Bercy.
Il estime que l’Exécutif « a eu trop recours à des cabinets de conseil depuis des années, que ce soit ce gouvernement ou les gouvernements précédents des majorités précédentes».
« Je pense qu'il y a eu effectivement une dérive » et « des abus » a-t-il poursuivi.
Dans le même temps, le ministre délégué aux comptes publics, Gabriel Attal, était apparu moins clair à l’antenne de BFMTV, estimant néanmoins qu’il « est sain dans une démocratie, que (les) institutions fonctionnent ».
Ces déclarations interviennent alors que le parquet national financier a annoncé, jeudi, l’ouverture de deux enquêtes portant sur les campagnes 2017 et 2022 d’Emmanuel Macron, exprès sur ses liens à des cabinets de conseil dont McKinsey.
Les investigations concernent des faits « de tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d'éléments comptables dans un compte de campagne, (…), favoritisme et recel de favoritisme ».
Emmanuel Macron a, quant à lui, réagi dès le lendemain en assurant ne pas être au cœur de l’enquête.