Nadia Chahed
27 Avril 2019•Mise à jour: 28 Avril 2019
AA/Tunis
Deux jours après les annonces du président Emmanuel Macron, les "gilets jaunes" sont de nouveau mobilisés samedi pour l'"acte 24" de leur mouvement, ont rapporté des médias français.
C'est le cas à Strasbourg, où un appel "international" a été lancé, mais aussi à Paris et Toulouse, indique la radio Europe1.
Rappelant que Macron a tenté de leur tendre la main, jeudi lors de sa conférence de presse à l'Élysée, le média rapporte que les "gilets jaunes" n'ont pas pour autant décidé de changer leurs habitudes ce samedi, se mobilisant principalement à Paris et à Strasbourg.
A Paris,deux cortèges se sont élancés en début d'après-midi, indique encore Europe 1, précisant que lusieurs milliers de manifestants, CGT, "gilets jaunes" et représentants de partis de gauche mêlés, manifestent. Quelques centaines de personnes ont pour leur part entamé une "marche sur les médias"
Environ 2.000 "gilets jaunes" défilaient à Strasbourg, où un bref épisode de tension a éclaté en début d'après-midi, indique la même source.
Jeudi, lors d'une grande conférence de presse à l'Élysée, le président de la République a promis de déployer "plus de fonctionnaires sur le terrain", de baisser l'impôt sur le revenu, de supprimer l'ENA ou bien encore de réindexer sur l'inflation les pensions de retraites.
Des promesses non "satisfaisantes", selon les contestataires.
Plusieurs figures du mouvement des Gilets jaunes ont, en effet, appelé vendredi à poursuivre la mobilisation au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron visant à éteindre cette contestation mais jugées insuffisantes et floues par une partie des manifestants, rapporte France 24 précisant que la mobilisation de ce samedi permettra de mesurer les réactions du mouvement à ces annonces.
Vendredi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a déploré que les réactions des Gilets jaunes aux annonces d'Emmanuel Macron étaient "déjà écrites" avant l'intervention du chef de l'État.
Le samedi 20 avril, les Gilets jaunes étaient 27 900 à battre le pavé dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur, 100 000 selon leur propre décompte. Une mobilisation en baisse, sauf à Paris où le nombre de manifestants avait presque doublé par rapport à la semaine précédente et où un regain de tension avait été enregistré, avec 178 personnes placées en garde à vue, rappelle enfin France 24.