Meher Hajbi
28 Novembre 2019•Mise à jour: 28 Novembre 2019
AA / Pékin
Pékin a convoqué l’ambassadeur américain Terry Branstad, pour la deuxième fois en 72 heures, pour contester la position de Washington en faveur des manifestations à Hong Kong.
Dans un communiqué rendu public jeudi, le ministère chinois des Affaires étrangères a expliqué que la convocation de l'ambassadeur survient sur fond de la signature par le président américain Donald Trump de la loi sur les droits de l'Homme et la démocratie à Hong Kong, a rapporté l’agence “Associated Press”.
Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Yue Cheng, a informé l'ambassadeur américain que la signature de la loi constitue “une grave ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et une grave violation du droit international”, selon le communiqué.
Cheng a également qualifié la loi américaine de “domination absolue”, appelant les États-Unis à ne pas l’appliquer pour éviter une nouvelle détérioration des relations entre Washington et Pékin.
Lundi, Pékin a convoqué l'ambassadeur américain pour contester le vote de la loi sur les droits de l'Homme et la démocratie à Hong Kong par le Congrès.
Hong Kong est secouée depuis le mois de juin par la pire crise politique depuis sa restitution à la Chine en 1997.
La crise a été provoquée par la tentative gouvernementale visant à faire passer un projet de loi relatif à l’extradition vers la Chine des individus recherchés. Après des mois de contestation, le gouvernement a cédé à la pression populaire en renonçant à ce projet de loi.
Les manifestants ont, toutefois, poursuivi leur mouvement exigeant la réalisation d’autres revendications à l’instar des enquêtes concernant l’usage disproportionné de la force par la police et la libération inconditionnée des protestataires incarcérés. Les manifestants réclament également la tenue d’une élection directe pour le poste de chef exécutif de la ville.