Mohammad Kara Maryam
17 Octobre 2023•Mise à jour: 17 Octobre 2023
AA / Ankara / Mohammad Kara Maryam
L'Espagne a accusé l'ambassade d'Israël à Madrid de "diffuser de fausses informations" sur des membres du gouvernement.
Dans un communiqué rendu public ce mardi, le ministère espagnol des Affaires étrangères a assuré "rejeter catégoriquement les contrevérités exprimées par l’ambassade israélienne à propos de certains membres du gouvernement, et avertit qu’elle n’accepte pas les insinuations infondées à leur sujet".
La diplomatie espagnole a accusé l'ambassade israélienne de "diffuser de fausses informations", soulignant que "Tout dirigeant politique peut exprimer librement ses positions en tant que représentant d’un parti politique dans une démocratie à part entière comme l’Espagne".
Le ministère a fait savoir que le gouvernement espagnol, depuis le début des récents affrontements, "a souligné à plusieurs reprises la nécessité de faire une distinction entre le peuple palestinien et les groupes terroristes du Hamas, ainsi que la nécessité de protéger les civils de Gaza et de garantir leurs besoins fondamentaux".
Le communiqué du ministère espagnol des Affaires étrangères a également souligné que la solution à deux États est "la seule manière de parvenir à la paix et à la stabilité dans la région".
Ione Bellara, ministre espagnole par intérim des Droits sociaux, avait précédemment déclaré qu'Israël menait un "génocide organisé" à Gaza.
Elle a souligné la nécessité de juger le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, devant la Cour pénale internationale pour "crimes de guerre", ce qui a provoqué la colère de l'ambassade de Tel-Aviv à Madrid.
À l'aube du 7 octobre, l'opération militaire "Déluge d'Al-Aqsa" a été lancée contre Israël par le Hamas en collaboration avec d'autres factions palestiniennes à Gaza, en réponse "aux attaques continues des forces israéliennes et des colons contre le peuple palestinien, ses biens et ses lieux de culte, et plus particulièrement contre la mosquée Al-Aqsa dans Jérusalem-Est occupée".
De son côté, l'armée israélienne a lancé l'opération "Épées de fer" et continue de mener des frappes intensives contre de nombreuses zones de la bande de Gaza, habitée par plus de deux millions de Palestiniens, qui subissent de conditions de vie détériorées, à cause du blocus israélien en place depuis 2006, qui s'est renforcé au maximum durant la guerre actuelle.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.