Mona Saanouni
25 Septembre 2019•Mise à jour: 26 Septembre 2019
AA / Riyad
L'Arabie saoudite est en possession de "preuves attestant l'utilisation d'armes iraniennes dans les attaques contre Aramco, (...) les consultations se poursuivent avec nos alliés concernant la façon de répondre cette attaque", a déclaré mercredi le ministre d'Etat chargé des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, Adel al-Joubeir, en marge des travaux de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, selon la chaîne d'information saoudienne.
Al-Joubeir a déclaré que les experts internationaux envoyés par les Nations Unies pour enquêter sur ces attaques se trouvaient toujours dans le royaume, soulignant que "lorsque les résultats seront connus, nous déciderons de la prochaine étape".
Il a ajouté qu'il y avait "un consensus sur le fait de ne pas accepter le comportement de l'Iran, de ne pas accepter ce qui s'est passé (se référant aux attaques contre Aramco) et sur la nécessité que l'Iran respecte le droit international".
Et le ministre Saoudien de renchérir "Nous sommes en train d'évaluer nos options et nous déciderons de la réponse appropriée."
Anadolu n'a pas été en mesure d'obtenir des commentaires immédiats de la part des autorités iraniennes, mais Téhéran avait précédemment nié avoir un lien avec ces attaques.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait déclaré, mercredi dernier, qu'une équipe d'experts de l'ONU était en chemin vers l'Arabie Saoudite, afin d’enquêter sur les attaques qui ont ciblé deux installations appartenant à la société Aramco, dans l'est du royaume.
Il a , à cette occasion, déclaré à la presse à New York, que l'envoi de l'équipe d'experts en Arabie saoudite entrait dans le cadre de la résolution 2321 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en juillet 2015, concernant le programme nucléaire iranien et qui intimait à Téhéran de ne procéder à aucun test utilisant des missiles capables de transporter des ogives nucléaires.
Riyad avait annoncé, samedi dernier, avoir maîtrisé deux incendies dans les installations "Abqaiq" et "Khurais" de la société "Aramco", pris pour cible lors d'une attaque de drones revendiquée par le groupe yéménite "Houthi".
Les États-Unis, par la voix du secrétaire d’État Mike Pompeo, ont accusé, la semaine dernière, l’Iran d’être derrière l’attaque, ce que Téhéran a formellement démenti.