Ghanem Hasan
09 Février 2017•Mise à jour: 10 Février 2017
AA / Madrid
En visite officielle à Madrid, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que son pays "souhaite devenir un Etat de l’Union européenne (UE), mais cela ne veut aucunement dire qu’il accepte de se soumettre à des contraintes".
Cette déclaration a été faite, jeudi, lors d’une conférence tenue à l’institut de recherches «Real Elcano», dans la capitale espagnole.
«La demande d’adhésion à l’UE n’est pas personnelle, mais un choix stratégique. Nous voulons être un membre à part entière. Néanmoins, s’ils ne le veulent pas, ils doivent le dire publiquement et de manière claire», a précisé Cavusoglu.
Le ministre turc a relevé que l’UE et la Turquie partagent plusieurs valeurs, mettant en garde contre le risque de les perdre, si elles sont mal préservées.
«L’élargissement [de l’UE] est un des principaux points forts de l’Europe. Certains parmi vous rejettent les valeurs que nous avons en commun et dressent des murs entre les cultures et les religions. Cet esprit transformera l’Europe en un continent malade. C’est pour cela que nous sommes pour une Europe qui respecte le multiculturalisme», a-t-il dit.
Et d’ajouter : «Chacun de nous est appelé à revoir sa politique. Nous devons continuer à travailler ensemble pour trouver des solutions aux problèmes [qui se posent]».
Abordant la question syrienne, Cavusoglu a réaffirmé que la Syrie campe sur sa position. «Le régime d’al-Assad a tué 600 mille Syriens et utilisé les armes chimiques [contre son peuple]».
Quant à la question chypriote, le chef de la diplomatie turque a affirmé qu’«il y a une occasion à saisir à Chypre».