Mohamad Aldaher
25 Septembre 2017•Mise à jour: 26 Septembre 2017
AA/ Téhéran
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qassemi, a annoncé la fermeture des postes-frontières et de l’espace aérien de son pays face au District kurde du Nord de l'Irak.
Lors d'une conférence de presse tenue lundi, à Téhéran, la capitale iranienne, Qassemi a confirmé le soutien de son pays à l'intégrité territoriale de l'Irak.
La fermeture des postes-frontières et de l’espace aérien de l’Iran face au District kurde, sont des initiatives prises à la demande du gouvernement central à Bagdad, a-t-il noté.
Interrogé sur les autres mesures que pourrait prendre Téhéran à cet égard, Qassemi a indiqué qu’il y aura « une déclaration à ce sujet ».
De son côté, le porte-parole du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Keyvan Khosravi, avait annoncé, hier dimanche, la fermeture de l'espace aérien iranien aux vols en provenance du District kurde du Nord de l’Irak, à la demande du gouvernement irakien.
Le référendum s’est ouvert, lundi, dans les trois provinces du District, à savoir Erbil, Sulaymaniyah et Dohuk, ainsi que dans des zones contestées entre le gouvernement fédéral à Bagdad et le District kurde.
Le gouvernement irakien rejette le référendum, le considère incompatible avec la constitution de 2005 et nuisible aux intérêts politiques, économiques et nationaux des kurdes.
La Turquie, les États-Unis, l'Iran et l'ONU ont exprimé leur refus du référendum, soutenant qu’il est susceptible de déstabiliser davantage la région, et de détourner les efforts déployés dans la lutte contre Daech.