AA/Istanbul/ Mohamed Dhaher
Naïma Hamid al-Kadiri, 17 ans, originaire de la localité Nahita, est morte sous la torture après avoir été arrêtée à un barrage des forces du régime syrien près de la ville de Enkhal, au mois de novembre dernier. Son corps a été remis à sa famille le 13 mai 2014 de la part de la section de sécurité dite section 215. Naïma est le premier cas qui a pu être enregistré, d’"enfant mort sous la torture du régime syrien".
Le cas de Naïma Hamid al-Kadiri a été cité dans le rapport du Réseau syrien des droits de l’Homme qui fait état également de la mort, au cours du mois de mai dernier, de "344 personnes sous la torture dans les prisons et les camps de détention du régime syrien ainsi que dans d’autres lieux appartenant aux milices qui sont affiliées au régime".
Le Réseau syrien des droits de l’Homme a également indiqué dans son rapport dont Anadolu a eu copie, que "la section de la sûreté de l’Etat dans la province d’Alep a remis en date du 24 mai 2014, les cadavres d’un certain nombre de personnes qui étaient détenues par ladite section, à l’hôpital universitaire d’Alep". Le rapport souligne que le nombre des personnes tuées à la suite d’actes de torture durant le mois dernier est élevé par comparaison à celui des mois précédents.
Le même rapport fait état de plusieurs cas de torture ayant eu lieu dans les camps de détention du régime syrien et ceux du Parti Yttihad Démocratique (PYD) à l’encontre "d’enfants, de femmes, de vieilles personnes, du personnel du secours médical et humanitaire, d’étudiants , activistes, journalistes, etc". Le document en conclut que les pratiques de la torture par le régime syrien est faite "de manière systématique, programmée et dans le cadre d’une politique de l’Etat, ce qui relève du crime contre l’humanité selon le « Règlement de Rome » de la Cour Pénale Internationale et le droit international des droits de l’Homme"
A la fin de son rapport, le Réseau a lancé un appel à la communauté internationale (dont le Conseil de Sécurité de l'ONU , le Conseil des droits de l’Homme et la Ligue Arabe) lui demandant de transférer le dossier syrien à la Cour Pénale Internationale afin de ne pas "instaurer une politique d’impunité en faveur des criminels".