Turquie : Interception de nombreux clandestins sur la mer Egée
-Au cours de l'année 2017, de nombreux clandestins, contraints de quitter leurs pays pour des raisons économiques ou de conflits internes, ont été interceptés lors d’opérations maritimes et terrestres alors qu'ils tentaient de se rendre en Europe
Durmuş Genç
07 Janvier 2018•Mise à jour: 07 Janvier 2018
MuğlaAA – MUGLA
Au cours de l'année 2017, les forces de sécurité ont réalisé, avec succès, de nombreuses opérations destinées à empêcher la traversée clandestine et ainsi éviter de nouveaux drames migratoires qui coûtent la vie à de nombreux migrants dans le sud de la mer Egée.
Lors d’opérations menées dans le cadre de la prévention des migrations illégales, environ 4 mille 470 clandestins turcs ou étrangers, ainsi que 105 organisateurs ont été arrêtés par les gardes-côtes, les forces de police et les gendarmes, alors qu'ils tentaient de traverser la région de la mer Egée via des moyens maritimes et terrestres.
Les mesures de prévention, prises par les forces de sécurité ont permis de restreindre considérablement les possibilités de mouvements des clandestins, dont l'objectif est d'atteindre la Grèce en utilisant des vedettes rapides ou des canots pneumatiques.
A cet effet, les travaux minutieux des équipes de police, de gendarmerie et de gardes-côtes, dans la ville de Mugla (sud-ouest) ont conduit à l'arrestation de nombreux clandestins.
Les mesures de prévention seront maintenues au cours de l'année 2018, sur les eaux au sud de la mer Egée, étape incontournable des clandestins, contraints de quitter leur pays pour de multiples raisons.
Les migrants abusés par des passeurs sans scrupules, sont tout d'abord, conduits vers les forêts et les côtes qui longent le littoral de la ville de Mugla (Sud), afin de se dissimuler le temps de traverser la mer Egée et d'atteindre les îles grecques Kos et Simi.
Les clandestins déboursent entre 1 000 et 1 500 dollars, par personne, dans l'espoir de rejoindre l'Europe. En vain, car la plupart d'entre eux perdent la vie au cours de ce dangereux périple.
En outre, des patrouilles sont régulièrement organisées dans la région, par les forces de polices, les gardes-côtes et les gendarmes, afin d'empêcher les traversées clandestines et d'éviter de nouvelles catastrophes.
Ainsi, le district d’Akyarlar de la province de Bodrum est placée sous la surveillance de la gendarmerie qui effectue des patrouilles régulières, nuit et jour.
Par ailleurs, les forces de l'ordre poursuivent, sans relâche, leurs contrôles dans les zones forestières de la région.
De la même manière, des contrôles routiers sont régulièrement effectués par les équipes de la police nationale et de la gendarmerie, notamment sur les routes Bodrum-Milas, Mugla-Mentese, Cetibeli-Marmaris, Mugla-Koycegiz et Fethiye-Seydikemer.
De leur côté, les équipes de la garde côtière de Marmaris poursuivent également leurs patrouilles sur les eaux de la mer Egée, en particulier sur la zone allant de Fethiye jusqu'à Bodrum. Dans ce cadre, les bateaux suspects sont régulièrement arrêtés et contrôlés.
Enfin, les gardes-côtes, utilisent leurs vedettes pour contrer les passages clandestins et empêcher les naufrages.
- 4 mille 470 clandestins et 105 organisateurs arrêtés
Au cours des 157 opérations réalisées dans les différents districts de la province de Mugla, 198 individus, dont des membres de l'organisation terroriste FETÖ, ainsi que 4 mille 272 clandestins originaires de Syrie, du Myanmar, d’Afghanistan, du Pakistan, de Palestine et d’Iraq ont été arrêtés.
Enfin,105 organisateurs de voyages clandestins ont également été jugés et condamnés.