Alex Sinhan Bogmis
26 Juin 2024•Mise à jour: 27 Juin 2024
AA / Ankara / Alex Sinhan Bogmis
"La Türkiye se tient aux côtés du peuple et de l'État libanais frères. J'invite les autres pays de la région à se montrer solidaires du Liban", a déclaré le chef de l'État turc Recep Tayyip Erdogan, qui s'exprimait ce mercredi à Ankara devant le groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (AK Parti) dont il est le président.
Il a déploré les actions de Tel Aviv sur le Liban et appelé les autres pays de la région à faire preuve de solidarité avec le Liban face aux attaques israéliennes.
"Il semble qu'Israël, qui a détruit Gaza, ait maintenant les yeux rivés sur le Liban. Nous remarquons que les puissances occidentales soutiennent Israël en coulisses", a-t-il dit.
Selon Recep Tayyip Erdogan, "les plans de Netanyahu, visant à étendre la guerre à la région, conduiront à un grand désastre".
"Le monde islamique et les pays du Moyen-Orient devraient être les premiers à réagir à ces plans", a-t-il noté.
Et d’ajouter : "Il est extrêmement grave et pathétique que des États qui parlent de liberté, des droits de l'homme et de justice, soient les otages d'un malade mental comme Netanyahu".
La guerre menée par Israël avec le soutien indéfectible des Américains contre Gaza a fait près de 124 000 morts et blessés palestiniens, dont la plupart sont des femmes et des enfants, en plus de 10 000 personnes portées disparues, dans un contexte d’énormes destructions et d’une famine qui a déjà coûté la vie à des dizaines d'enfants et de personnes âgées.
Tel Aviv poursuit sa guerre en ignorant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ordonnant la fin immédiate des hostilités, et les ordonnances de la Cour internationale de Justice stipulant la fin de l'offensive contre Rafah (sud), et la mise en place de mesures pour prévenir les actes génocidaires et pour améliorer la situation humanitaire catastrophique dans l’enclave de Gaza.
Israël conteste également la demande du procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, pour émettre des mandats d'arrêt contre son Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et son ministre de la Défense, Yoav Gallant, et ce, pour leur responsabilité dans les “crimes de guerre“ et les “crimes contre l’humanité“ perpétrés à Gaza.