Ferdi Türkten,Nur Asena GÜLSOY
07 Novembre 2019•Mise à jour: 08 Novembre 2019
AA – Budapest – Nur Asena Gülsoy
"Aucun autre pays n'adopte de position plus ferme que celle de la Turquie, contre Daech", a déclaré le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef de l'État est en visite en Hongrie, où il a participé à la réunion du Conseil de Haute coopération stratégique, jeudi à Budapest.
Après la réunion, le Président Erdogan et le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, ont animé un point de presse conjoint.
"Aucun autre pays n'adopte de position plus ferme que celle de la Turquie, contre Daech, a affirmé le Président. Nous avons neutralisé 3 000 éléments de Daech à al-Bab. Nous détenons actuellement plus de 1 150 membres de Daech dans nos prisons. Nous détenons également la sœur et l'épouse d'al-Baghdadi, ainsi que treize autres proches."
Erdogan a précisé que les autorités turques avaient interdit d'entrer en Turquie 76 mille personnes, originaires de 151 pays, dont des membres de Daech et d'autres organisations terroristes.
"Mais le contact et la solidarité entre des dirigeants terroristes et certains de nos alliés, nous attristent, a-t-il martelé. Mazloum Kobani n'est pas plus différent d'al-Baghdadi. Tous deux sont terroristes."
Le Président a en outre fait remarquer que son pays accueille quatre millions de réfugiés, dont un grand nombre peut immigrer en Europe.
"Nous voulons, avec la zone sécurisée, leur permettre de retourner dans leur pays", a-t-il insisté.
Concernant les relations avec l'Union européenne (UE), Erdogan a dit que "la position adoptée récemment par celle-ci envers la Turquie, est loin d'être constructive".
"Les problèmes bilatéraux entre certains pays membres, ne doivent pas affecter les relations Turquie-UE, a-t-il noté. Il faut bien comprendre l'apport que pourrait avoir l'adhésion totale de la Turquie à l'UE."
Quant à la visite qu'il effectuera aux États-Unis le 13 novembre, Erdogan a précisé qu'il discutera, avec ses interlocuteurs, "des relations turco-américaines, des questions régionales, des systèmes S-400, des systèmes Patriot et des F-35".
"Nous avons acheté les systèmes russes S-400, cela est fini, a-t-il conclu. Mais si les États-Unis vont nous donner des Patriot, nous pourrons acheter si les conditions sont convenables. Nous leurs avons proposé cela."