Hafawa Rebhi
29 Novembre 2017•Mise à jour: 29 Novembre 2017
AA / Mohammed Ibrahim
Le Cabinet qatari a approuvé mercredi le projet de budget de l'Etat pour l'exercice 2018 et l'a référé au Conseil consultatif.
Le Cabinet a déclaré dans un communiqué publié sur son site Internet, que le budget pour 2018 se concentrerait sur l'achèvement de grands projets dans les secteurs clés de l’économie et les projets liés à la Coupe du monde 2022.
En décembre 2010, le Qatar avait lancé une vaste campagne de construction et de rénovation de stades, d'hôtels et d'installations sportives et sociales pour accueillir les centaines de milliers de personnes qui afflueraient sur le pays lors de la Coupe du monde.
« Le projet de budget sera également axé sur la poursuite des efforts visant à augmenter les recettes non pétrolières, en plus de l’optimisation de l'efficacité des dépenses publiques », a ajouté l’Exécutif du Qatar.
Le communiqué n'a pas mentionné le volume des dépenses ou de recettes projetées l'année prochaine.
L'année fiscale commence au Qatar du 1er janvier au 31 décembre de chaque année.
Le budget inclut le soutien aux projets de sécurité alimentaire, aux petites et moyennes industries, au secteur du tourisme et au développement des infrastructures dans les zones économiques et les zones franches, selon le communiqué.
Le Qatar a déjà prévu un déficit de 28,3 milliards de riyals (7,37 milliards de dollars) dans le budget 2017.
Les recettes prévues pour l'année en cours s'élèvent à environ 170,1 milliards de riyals (44,3 milliards de dollars), tandis que les dépenses publiques sont estimées à 198,4 milliards de riyals (51,6 milliards de dollars).
L'adoption du budget intervient alors que le Golfe est confronté à une crise qui sévit depuis le 5 juin dernier.
L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte avaient alors rompu leurs liens, notamment économiques et de transport, avec le Qatar, l’accusant de « soutien au terrorisme», ce que Doha avait depuis nié, dénonçant des campagnes de « mensonges et de dénigrements » et « des tentatives pour lui imposer la tutelle et lui ôter sa souveraineté nationale ».