Lassaad Ben Ahmed
07 Juillet 2020•Mise à jour: 08 Juillet 2020
AA / Tunis
Le Burkina Faso a essuyé deux nouvelles attaques meurtrières faisant au moins dix victimes, a-t-on appris de sources médiatiques concordantes, mardi.
Les hostilités ont commencé lundi à 8h (heure locale, GMT) par l’enlèvement de Souleiman Zabré, maire de Pensa, qui se rendait à Kaya par l’axe routier Barsalogho-Pensa, au centre-nord du pays, et dont le corps a été retrouvé criblé de balles, plus tard dans la journée de lundi.
Vers midi de la même journée, un détachement militaire qui se rendait sur les lieux de l'enlèvement pour une mission de ratissage est tombé dans une embuscade et perdu 6 hommes ainsi que 3 volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
Le maire liquidé par les assaillants appartenait au Rassemblement pour la démocratie et le socialisme, RDS, selon les informations relayées par le journal en ligne « lefaso.net ».
Aucune réaction officielle des autorités n’a été enregistrée jusqu’à mardi matin.
Ces deux attaques interviennent deux jours seulement après une autre embuscade, tendue à une patrouille militaire de sécurisation dans la province de Komondjoari (est), à proximité des frontières nigériennes, faisant au moins un mort parmi les soldats et cinq autres blessés.
Depuis 2015, le Burkina Faso est secoué, comme les autres pays de la région sahélo-saharienne par une vague d’attaques terroristes et de violences inter-communautaires.
Ce climat d’insécurité a poussé près de 850 mille personnes au déplacement interne, selon un rapport de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), publié le 11 juin dernier.