Mona Saanouni
31 Mars 2019•Mise à jour: 01 Avril 2019
AA/Tunis/Yosra Ouanes
Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a indiqué, qu'il est inadmissible que les affaires arabes soient gérées en dehors du travail arabe commun et que notre région se transforme en un champ de conflits internationaux et régionaux.
C’est ce qui ressort du discours du président tunisien, prononcé au 30ème Sommet arabe qui se tient en Tunisie. La présidence du Sommet lui a été transférée par le Roi saoudien, Salman Bin Abdulaziz.
«Nous devons œuvrer à reprendre l’initiative pour gérer nos affaires nous-mêmes, ce qui nécessite de dépasser les différends et de purifier les relations arabes car les menaces auxquelles notre région fait face sont importantes», a ajouté Caïd Essebsi.
Le président tunisien a également mis l’accent sur « l’importance de coordonner les positions arabes auprès de la communauté internationale et de renforcer les relations des pays arabes avec le reste des espaces internationaux, dans les domaines politique, économique et culturel, de manière à élargir les possibilités de soutien », a-t-il martelé.
Dans le même ordre d’idées, le Chef d’Etat tunisien a indiqué que « le terrorisme représente l’un des plus grands dangers qui menacent la sécurité et le développement dans le monde » et qu’il « faut l’éradiquer suivant une approche intégrale ».
Et Caïd Essebsi de poursuivre qu’ « il est inconcevable que la situation actuelle se maintienne et que la région arabe continue à être la principale zone de tension et de terrorisme ».
Il a noté, dans ce contexte, que « faire sortir la région de toutes ses crises est une urgence ».
Il a également assuré « la centralité de la Cause Palestinienne, ce qui nécessite de transmettre un message clair à la communauté internationale, que l’instauration de la stabilité dans le monde passe par la Palestine ».
Par ailleurs, le président tunisien a mis l’accent sur l’importance « de régler la Cause palestinienne par l’établissement de l’Etat palestinien, dont la capitale est Jérusalem, sur la base de la Solution à deux Etats et des résolutions internationales ».
Evoquant l’affaire du Golan, Caïd Essebsi a affirmé que « c’est une terre arabe occupée, tel que le reconnait la communauté internationale ».
Le 6 décembre 2017, le président américain, Donald Trump, avait annoncé la reconnaissance de Jérusalem comme étant la capitale d’Israël. Le 25 mars courant, il a reconnu la souveraineté d’Israël au Plateau du Golan.
Les travaux de la 30e session ordinaire du Sommet de la Ligue des Etats arabe ont démarré, dimanche, dans la capitale Tunis.