Esma Ben Said
15 Novembre 2017•Mise à jour: 15 Novembre 2017
AA/Desk
La mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a été prolongée d’un an et renforcée de 900 soldats à l’issue d’un vote à l’unanimité du Conseil de sécurité de l’ONU mercredi, selon un communiqué de l'ONU.
La résolution 2387 (2017) adoptée mercredi à l'unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité, autorise une augmentation effective de 900 militaires afin de permettre à la MINUSCA « d'exécuter plus efficacement l'intégralité de son mandat », indique le texte dont Anadolu a reçu copie.
La force est donc désormais autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires. La résolution prévoit par ailleurs que les troupes de la Minusca soient plus mobiles et réactives.
"Le Conseil a ainsi suivi la recommandation du Secrétaire général formulée dans son dernier rapport sur la situation en République centrafricaine (RCA). Cette augmentation de troupes devrait permettre d'accroître la flexibilité et la mobilité de la MINUSCA dans ses tâches prioritaires de protection des civils, de soutien au processus de paix et d'acheminement de l'aide humanitaire", ajoute le document.
Pour rappel, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait proposé au mois d’octobre, au Conseil de sécurité, de déployer 900 Casques bleus supplémentaires, afin de doter la Minusca d’une flexibilité supplémentaire pour protéger les populations civiles, en cas de menace.
Guteress qui revenait d'une visite à Bangui, la capitale centrafricaine, avait également mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique dans le pays.
A la veille de la réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies sur la mission de sécurisation de la Centrafrique, une ONG norvégienne avait, elle aussi, appelé à une meilleure protection des civils, souvent pris pour cibles des violences entre les groupes armés.
Il s’agit, en l’occurrence du Norwegian Refugees Council (NRC), qui demandait à l'ONU un renforcement de la Minusca, afin d’éviter « que le pays entier ne retombe dans la guerre civile », a précisé l’ONG dans un communiqué.
La Centrafrique est secouée depuis quelques mois par des affrontements armés similaires à ceux qu'a connus le pays en 2013 et qui avait causé la mort de milliers de personnes et contraint des dizaines de milliers de musulmans à l’exil, selon l’Organisation des Nations Unies.
Au mois d’octobre dernier, deux attaques ciblant les communautés musulmanes ont fait plus de 130 morts.
Samedi dernier, une nouvelle attaque a ciblé un concert de cohésion sociale, suite à quoi, quatre musulmans ont été tués, d’après des sources concordantes.