Mohamed Hedi Abidellaoui
26 Avril 2017•Mise à jour: 27 Avril 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Vingt personnes ont été tuées dans des affrontements ayant opposé deux communautés ethniques dans la province du Kasaï (Centre), a annoncé mercredi la Mission onusienne en République démocratique du Congo (Monusco).
Citant des rapports concordants, au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, le porte-parole de la Monusco, Hag Serge, a indiqué que 20 ressortissants Tshokwe-Pende ont été tués le 19 avril dernier à l’issue d’affrontements avec la communauté Lulua-Luba dans la localité de Mungamba, située à 30 kilomètres à l’est de Tshikapa.
Contacté par Anadolu, Jean-Hubert Mbingho, vice-gouverneur de la province du Kasai, n’a pas confirmé ces affrontements entre les deux communautés ethniques. Il a, en revanche, reproché à la Mission onusienne d’avoir « des informateurs sentimentaux ».
Se revendiquant « autochtones » et « vrai fils » du Kasaï, les Chokwe-Pende accusent les Lulua-Luba venus du Kasaï-central voisin de soutenir la milice Kamwina Nsapu qui sévit depuis août dernier, à la suite de la mort de Jean-Pierre Mpandi dit Kamwina Nsapu.
Mpandi, chef traditionnel influent, avait été abattu dans la ville de Tshimbulu dans le Kasaï-central, après avoir appelé les populations, en juin dernier, à une insurrection contre les autorités provinciales responsables, selon lui, de tracasseries dont étaient victimes les populations de la région. Sa mort avait basculé toutes les provinces du centre de la RD. Congo dans un cycle de violences entre les miliciens Kamwina Nsapu et les forces de sécurité congolaises.
Plus de 400 personnes ont été tuées dans ces violences en cours depuis août dernier, selon l’ONU.