Lassaad Ben Ahmed
13 Mai 2020•Mise à jour: 13 Mai 2020
AA / Peter Kum
« L’épidémie est définitivement en hausse dans la région Afrique de l’OMS », a déclaré Margaret Harris, porte-parole de l’Organisation mondiale de la Santé depuis Genève.
La porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui s'exprimait lors d'une conférence de presse en ligne, mardi, indique avoir constaté une augmentation de la maladie en Afrique.
«L’épidémie de Covid-19 est en augmentation et nous voyons une courbe ascendante », a réitéré la porte-parole de l’OMS.
D’après l’agence l’onusienne, certains pays africains ont fait preuve d’une intervention précoce, y compris des tests et la recherche de contacts qui ont fait « la différence ». Elle a cité le cas de l’Afrique du Sud qui dénombre 11 350 cas dont 206 morts.
Ce mercredi 13 mai, le continent africain compte 2 403 décès confirmés et 23 978 guérisons pour 69 578 cas enregistrés, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine.
L’Egypte arrive en deuxième position (après l'Afrique du sud) en termes de nombre de cas confirmés, 10 093, mais le plus impacté en termes de décès, 544, suivi du Maroc avec 6 418 cas de contamination et 188 décès. L’Algérie comptabilise 6 067 cas et 515 décès.
Les pays africains sont relativement peu touchés par le nouveau coronavirus, Covid-19, par rapport au reste du monde. Et la catastrophe sanitaire annoncée n’a pas encore eu lieu. Mais pour l’OMS, les pays africains ont un grand avantage, par rapport à de nombreux pays du reste du monde, qui n’ont pas connu une épidémie de maladie infectieuse.
Les pays africains savent « ce que l’épidémie peut faire à la société et aux communautés, et ce qu’il faut faire pour l’arrêter », a analysé Margaret Harris, tout en mettant en avant leur « très bonne infrastructure de traçage des contacts ».
Selon Harris, un pays comme la République démocratique du Congo (RDC) peut faire face à « neuf urgences graves en même temps ». « En ce sens, ils (pays africains) sont donc attentifs pour comprendre ce nouveau monde, si nouveau pour tous les autres », a-t-elle insisté.
L’OMS a annoncé que les travaux pour développer un vaccin se déroulaient à un rythme très rapide, « plus rapide que jamais dans l’histoire », mais les coronavirus sont un groupe de virus délicat, et la prudence s’impose.
En attendant le vaccin, l’OMS rappelle certains de ses fondamentaux adoptés jusqu’ici pour lutter contre la maladie, comme se laver ou se désinfecter les mains fréquemment.
« Il n’existe actuellement aucun traitement dont on peut dire avec certitude qu’il peut arrêter et tuer le virus », a souligné la Dr Harris, invitant les pays du monde entier à mettre en œuvre la batterie de mesures, y compris le dépistage, la recherche des contacts, l’isolement et la surveillance de la situation générale.