Nadia Chahed
29 Mai 2017•Mise à jour: 29 Mai 2017
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Le chef de protocole du président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a été, pour la deuxième fois, entendu lundi, par la justice, au sujet de la découverte le 15 mai dernier d'une cache d'armes dans sa résidence à Bouaké (centre), secouée alors d'une mutinerie.
Koné Kamaraté Souleymane, chef de protocole de Soro, est arrivé détendu dans les locaux de la brigade de recherche de la gendarmerie à Abidjan, où il a été auditionné pendant près de 7 heures de temps, a rapporté le correspondant d'Anadolu
L’audience a été suspendue pour être reprise le mercredi 31 mai prochain, selon son entourage.
Vendredi 26 mai dernier, Koné Kamaraté avait été auditionné, une première fois, pendant près de 3 heures, sans avocat, par le Procureur Méité Souleymane. Au cours de cette première audition, le chef protocole de Guillaume Soro avait expliqué qu’il « n’est ni l’acquéreur ni le propriétaire » des caisses d'armes découvertes dans sa résidence à Bouaké, toujours selon son entourage.
Quelques « 18 tonnes d’armes » auraient été retrouvées à la résidence de Koné Kamaraté Souleymane à Bouaké, selon des sources locales.
Ces armes auraient permis aux mutins de tenir la mutinerie, rapportent des sources sécuritaires.
De son côté le président de l’Assemblée nationale, a appelé ses collaborateurs au calme et déclaré assumer ses « responsabilités ».
"jJ'ai noté que la toile était inondée de polémiques inutiles. Une fois encore je demande à mes proches de refuser les débats futiles...Ne vous laissez pas consumer par la haine, les insultes et les clabauderies. Je suis seul responsable. Ne polluez pas l'environnement des enquêtes. J'attends de tous des débats d'apaisement, des messages de Pardon et de réconciliation. Gardez le cap sur le rassemblement des Ivoiriens », a-t-il écrit sur son compte facebook.
Un rapport onusien publié en 2016, accusait Guillaume Soro de détenir 300 tonnes d’armes et de munitions déposées à Bouaké (centre) et Korhogo (nord).
Guillaume Soro avait réagi, à ce rapport, en déclarant que : « Les enquêteurs sont des farceurs médiocres. Il ne reste plus qu’ils nous accusent d’avoir des armes de destruction massive. »