Nadia Chahed
10 Janvier 2018•Mise à jour: 10 Janvier 2018
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Un soldat a été blessé et d’importants dégâts matériels ont été enregistrés dans l'échange de tirs qui a opposé des militaires ivoiriens aux éléments d'une unité spéciale dans la nuit de mardi à mercredi à Bouaké (centre), a annoncé Touré Sékou, Chef d’État-major Général des Armées, dans un communiqué.
"Suite aux événements survenus le vendredi 05 janvier dernier, un groupe de militaires de certaines casernes de Bouaké s’en est pris au cantonnement du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) situé dans le quartier Sokoura dans la nuit du mardi 9 janvier 2018. Au terme des tirs qui ont pris fin aux environs de minuit, le bilan s’établit comme suit : Un blessé léger pris en charge par les services de santé, deux véhicules incendiés et un autre endommagé, des locaux du CCDO mis à feu.", précise le communiqué rendu public mercredi et dont Anadolu a reçu copie.
"Le procureur de la ville de Bouaké et la Gendarmerie Nationale ont procédé au constat d’usage en vue d’approfondir les enquêtes en cours afin de mieux situer les responsabilités.", indique la même source sans donner plus de détails sur les motifs de cette escalade de violences.
Notant que des dispositions ont été prises pour renforcer la sécurité dans la ville de Bouaké, l'armée rapporte qu'aucun incident n'a été enregistré depuis ce matin (mercredi Ndlr), et que le calme était revenu dans les casernes.
Selon une source sécuritaire jointe plus tôt dans la journée de mercredi par Anadolu, à l’origine de ces échanges de tirs, un «contentieux» entre militaires des Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI) du troisième bataillon et Traoré Amoudé, un lieutenant de l'armée et membre du CCDO (Centre de coordination des opérations décisionnelles, une nouvelle unité d'intervention mixte pour sécuriser Bouaké).
D'après la même source qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat les "militaires exigeaient le départ le soir même (mardi) de Traoré Amoudé".