Nadia Chahed
10 Juillet 2017•Mise à jour: 11 Juillet 2017
AA/Desk
Deux leaders des anciens rebelles démobilisés qui ont, brièvement bloqué dimanche, une entrée de Bouaké (Centre de la Côte d’Ivoire), ont été "mis aux arrêts", ont rapporté lundi des médias locaux.
"Le président du groupe des démobilisés, Amadou Ouattara, et son porte-parole principal, Mégbè Diomandé, sont aux arrêts à la gendarmerie de Bouaké depuis dimanche soir", a rapporté le site "Abidjan.net" citant des ex-rebelles démobilisés.
"Ils ont été convoqués à la gendarmerie de Bouaké. Nous les avons accompagnés. Et à notre grande surprise, ils ont été mis aux arrêts", a rapporté un ex-combattant, cité par la même source.
Le mouvement de dimanche, qui n’a duré que deux heures avant d’être dispersé par la police, rassemblait des démobilisés qui réclamaient une prime de 18 millions de francs CFA (27.000 euros) par personne, précise le site.
La Côte d'Ivoire a connu, respectivement en janvier et mai derniers des mutineries menées par d'anciens rebelles qui ont intégré l'armée. Ces derniers réclamaient des primes impayées de 12 millions de Fcfa par personne(18 mille euros) qu'ils avaient fini par obtenir, rappelle la même source.
Ils ont été suivis par quelques 6000 anciens rebelles "démobilisés" qui ont, eux aussi réclamé des primes, sans succès. Quatre d’entre eux avaient été tués en mai lors de l’intervention des forces de l’ordre pour disperser leur mouvement, rapporte le média ivoirien.
La Côte d’Ivoire a connu une décennie de violente crise entre 2002 et 2011, durant laquelle le pays était coupé en deux entre les rebelles des Forces nouvelles occupant le nord et l’armée régulière qui contrôlait le sud. Après la fin de la crise, certains rebelles avaient été intégrés dans l’armée, tandis que d’autres se sont retrouvés démobilisés, rappelle enfin le site.