Nadia Chahed
01 Juin 2018•Mise à jour: 01 Juin 2018
AA/Desk
Douze migrants ont été tués par des passeurs en Libye, a annoncé vendredi, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).
"En Libye, des passeurs auraient tué plus de 10 personnes et en auraient blessé beaucoup d’autres, après qu’un groupe d’environ 200 Érythréens, Éthiopiens et Somaliens retenus en captivité a tenté de s’évader", a indiqué l'agence onusienne dans un communiqué publié sur son site, précisant que l’incident s’est produit mercredi 23 mai à Bani Walid, à environ 180 kilomètres au sud-est de Tripoli, la capitale.
Citant les déclarations de survivants, le HCR rapporte que "des personnes ont été tuées par balles alors qu’elles tentaient de s’échapper et les passeurs cherchaient à capturer les personnes évadées".
Les autorités libyennes ont transféré 140 personnes qui ont réussi à fuir les passeurs vers un centre de détention officielDouze à Gaser Ben Gashir, à 28 kilomètres au sud de Tripoli, indique la même source, précisant qu'elle assure la distribution des articles de secours et offre un soutien psychosocial aux survivants.
Le HCR indique, par ailleurs, avoir identifié un grand nombre d’enfants non accompagnés au sein du groupe et rechercher "des solutions appropriées pour les cas les plus vulnérables parmi eux".
"Cet incident meurtrier démontre une fois encore les défis posés par la protection des réfugiés en Libye, où de nombreuses personnes ayant fui la guerre et la persécution sont la proie de réseaux criminels qui les exploitent et les maltraitent", souligne le HCR, rappelant que "beaucoup périssent également en mer lors de leur tentative de traversée de la Méditerranée vers l’Europe en quête de sécurité".
L'agence onusienne appelle, enfin, les pays de réinstallation et la communauté internationale "à renforcer leur aide", en allouant davantage de places de réinstallation et en trouvant "des moyens de protéger, en Libye et au-delà, les réfugiés vulnérables qui ont besoin d’une protection internationale".