Ekip
08 Novembre 2022•Mise à jour: 08 Novembre 2022
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Les chefs d’Etat des pays membres de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) ont désigné l’ancien président du kenya, Uhuru Kenyatta pour mener les négociations politiques devant permettre la fin de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) où l’armée fait face à une centaine de groupes armés.
La résolution a été prise à l’issue d’une réunion des chefs d'Etat de la réunion en marge de la COP27 à charm el-cheikh en Égypte.
Les présidents du Rwanda, Paul Kagame, de la Tanzanie Samia Suluhu, du Kenya William Ruto , du Burundi Evariste Ndayishimiye et le Premier ministre congolais Jean - Michel Sama Lukonde ont pris part à la réunion dite de « haut niveau ».
Le Soudan du Sud et le Kenya n’ont pas pris part à la rencontre.
« La réunion de haut niveau a félicité SEM Uhuru Kenyatta pour avoir accepté le rôle de faciliter le processus de paix dans l'est de la République démocratique du Congo et pour son leadership et ses efforts de dynamiser le processus de paix », souligne le communiqué final rendu public ce mardi.
La réunion de haut niveau a pris note que le quartier général de la force régionale conjointe de la communauté de l'Afrique de l'Est pour l’Est de la RDC « a été créé à Goma (chef-lieu de la province du Nord - Kivu) et que le commandant [de nationalité kenyane] a été nommé. Il assume ses fonctions ».
Le sommet a décidé que « chaque état partenaire déploiera un officier de liaison au quartier général de la force pour soutenir le centre de commandement régional ».
Les chefs d'État ont félicité le Burundi, le kenya et de l'Ouganda « qui ont déjà déployé des forces conformément au cadre convenu » et ont exhorté le Soudan du Sud qui prévoit de déployer 750 soldats « à terminer le déploiement ».
Le Rwanda, l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie ont promis de contribuer au « fonds spécial » de la communauté pour « la mise en œuvre du processus de paix » et l’opérationnalisation de la force régionale.
Les chefs d'État ont, en outre, convenu de nommer un « conseiller technique » de chaque Etat partenaire pour soutenir le facilitateur, Uhuru Kenyatta. Ils se sont tous prononcés en faveur d’une « solution politique comme seule voie durable vers la sécurité dans l'est de la RDC ».
Ils ont de ce fait souligné la nécessité « d'inclusivité à travers la participation de tous parties prenantes dans le processus politique ».
Le dialogue que pilotera l’ancien président du Kenya met sur la même table les groupes armés et le gouvernement congolais alors qu’un autre piloté par le président angolais Joâo Lourenco vise à obtenir la désenclave entre la RDC et le Rwanda qui s’accusent mutuellement de soutien aux groupes armés dans l’Est de la RDC.