Lassaad Ben Ahmed
28 Octobre 2019•Mise à jour: 28 Octobre 2019
AA / France / Fawzia Azzouz
La France et plusieurs pays d’Afrique de l’ouest lancent ce lundi le programme naval « grand African Nemo » destiné à lutter contre l’insécurité dans le Golfe de Guinée, a appris Anadolu de sources concordantes.
Ce déploiement avait été décidé depuis le mois de juin dernier, sans donner de détails sur les effectifs et les bâtiments de guerre utilisés..
« Les représentants des marines de 17 pays de la côte occidentale de l’Afrique (du Cap-Vert à l’Angola), des marines invitées (USA, Espagne, Danemark, Maroc), d’organismes internationaux (ONUDC, Union européenne, GoGIN), ainsi que des représentants des organismes du processus de Yaoundé (Centre international de Coordination, des Centres Régionaux de Sécurité maritime de l’Afrique de l’Ouest et Centrale et des Centres maritimes de Coordination) » s’étaient réunis en juin dernier dans la capitale française pour mettre au point le programme, indique le ministère français des Armées dans un communiqué de presse publié à cette occasion.
« La France s’est engagée dans le soutien de l’opérationnalisation de ce processus au travers des exercices African Nemo », détaille le ministère, avant d’expliquer que ces exercices « assurent une cohérence de l’action avec les marines riveraines en s’appuyant sur un scénario réaliste s’inspirant d’enjeux régionaux ».
Selon le ministère des Armées, les opérations qui débutent ce lundi vont permettre d’aider à « la lutte contre la pêche illégale et les pollutions en mer, contre la piraterie, contre le terrorisme maritime, et l’assistance aux navires en difficulté ».
Paris affirme, par ailleurs, avoir « décidé d’organiser un rendez-vous majeur annuel dont l’objectif est de cibler l’ensemble des acteurs de la structure du processus de Yaoundé et de rassembler des partenaires-clés (Etats-Unis, Espagne, Portugal et autres nations-amies du golfe de Guinée) ».
Le programme Grand African Nemo se poursuivra jusqu’au 5 novembre dans la zone qui s’étend du Cap-Vert à l’Angola.
Pour rappel, le Golfe de Guinée constitue un passage commercial d'envergure internationale. Il est par ailleurs ciblée par toute sorte de piraterie et de crime.
"Le golfe de Guinée reste une zone à haut risque de piraterie et de vol à main armée. La région représente 86% des équipages pris en otage et près de 82% des enlèvements d’équipages dans le monde", a indiqué la Chambre du Commerce international, mi-octobre courant.