Nadia Chahed
06 Février 2021•Mise à jour: 06 Février 2021
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a pris les commandes, samedi, de l’Union Africaine (UA) en marge de l'ouverture de la 34ème session de la Conférence des Chefs d'État et de gouvernement de l’Organisation continentale.
Il succède, à ce poste, au président sud-Africain Cyril Ramaphosa.
« c’est un privilège unique pour la RDC qui accède à la présidence de l’UA à un moment symbolique et hautement significatif où nous célébrons les 60 ans de la disparition d’un digne fils du Congo et de l’Afrique, Patrice-Emery Lumumba » a déclaré le président dans un discours de circonstance.
Tshisekedi est le seul président à s’être déplacé à Addis-Abeba, pour le Sommet qui s’est tenu par vidéoconférence.
Le thème officiel de l’année 2021 est « Arts, culture et patrimoine : leviers pour construire l’Afrique que nous voulons ».
« Notre engagement à protéger les Africains contre les maladies épidémiques, et à les éradiquer comme nous avons fait avec la poliomyélite sauvage, doit-être au centre de notre vision d’une UA prospère».
« la liberté d’expression et de religion ; ainsi que la mise en valeur de notre patrimoine commun : langues, patrimoine et sites commémoratifs de l’histoire des peuples africains , l’égalité des sexes, la justice climatique, la libre circulation des personnes et des biens (...) feront aussi l’objet de toute notre attention », a déclaré Tshisekedi.
La République démocratique du Congo «au cours de son mandat a « choisi de donner la parole aux citoyens africains. Nous nous concentrerons sur le développement durable par et pour le peuple africain », a poursuivi le président congolais.
« Nous devons être plus autonomes et trouver des solutions collectives à nos problèmes et entamer une « Renaissance africaine » telle qu’elle est décrite dans les sept aspirations de l’Agenda 2063 de l’UA : l’Afrique que nous voulons », a encore ajouté Tshisekedi qui prône une UA « au service des peuples ».
« Au moment où nous accédons à la présidence de l’UA, notre continent est en proie à un défi majeur, celui de faire taire les armes. Dans la région sahélo-sahélienne, les filles et fils d’Afrique tombent chaque jour sous la barbarie du terrorisme », a-t-il regretté.
Il a également évoqué le cas de la Centrafrique où « la paix et la stabilité des institutions élues sont mises à rude épreuve par des rebellions et des groupes armés ».
Dans l’Est de la RDC, « l’insécurité causée par des groupes armés locaux et des mouvements terroristes étrangers notamment les ADF-MTN », persiste, a-t-il ajouté.
Il en est de même, a poursuivi le président congolais, « de l’Afrique australe, réputée pour sa stabilité et son pacifisme, où le terrorisme est en train de sévir dans la partie Nord du Mozambique. ».
C’est la deuxième fois que la RDC prend les commandes de l’UA. Le premier mandat congolais ( Zaïre à l’époque), assuré par le maréchal Mobutu Sese Seko, remonte à 1958.