Nadia Chahed
11 Mars 2020•Mise à jour: 11 Mars 2020
AA/Tunis
En Guinée, les élections législatives et le vote pour le référendum constitutionnel ne se tiendront pas le 15 mars comme l'avait annoncé le président Alpha Condé fin février, ont rapporté des médias français mercredi.
Selon le président de la Commission électorale indépendante (Céni), aucune date n'a encore été fixée, précise Radio France Internationale (RFI), ajoutant que la Céni attend le rapport d'audit du fichier électoral des experts de la Cédeao pour fixer une nouvelle date.
Initialement prévues le 28 décembre 2019, puis maintes fois reportées, ce double scrutin ne se tiendra pas ce dimanche 15 mars a confirmé un haut responsable de la Céni, cité par RFI.
Fin février, le président Alpha Condé avait annoncé un report de deux semaines de ces élections sous la pression de l’opposition et de la communauté internationale qui invoquaient des inquiétudes relatives aux listes électorales, rappelle le média français.
Des experts de la La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédeao) se sont donc penchés sur les listes électorales, un des motifs de la contestation, précise la même source, ajoutant que le président de la Céni, Amadou Salifou Kébé, a indiqué mardi n'avoir toujours pas reçu le rapport des experts de la Cédéao.
Une nouvelle date pour la tenue de ces scrutins est désormais suspendue à la fin des travaux d’assainissement du fichier, précise le média français, rappelant que l'Organisation internationale de la Francophonie - qui accompagne le processus électoral en Guinée - a jugé "problématiques" près de 2,5 millions de noms d'électeurs figurant sur les listes des doublons et des personnes décédées.