Nadia Chahed
14 Février 2018•Mise à jour: 15 Février 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Les présidents de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, du Congo Brazzaville, Dennis Sassou Nguesso, et de la l’Angola, Joao Laurenco, ont condamné, mercredi, à Kinshasa la persistance des violences en République centrafricaine où l'Etat n'a de contrôle que sur une petite partie du territoire.
Réunis en tripartite à Kinshasa, la capitale congolaise, les trois chefs d’Etat ont "condamné la persistance des actes de violence en République centrafricaine, qui sont de nature à compromettre les efforts de stabilisation dans ce pays", souligne un communiqué officiel qui a sanctionné la réunion.
Il s'agit de la deuxième fois en moins de deux mois que les trois Présidents déplorent la persistance de violences en Centrafrique.
Lors de la précédente tripartie à Brazzaville, ils avaient lancé un appel à la communauté internationale "afin qu’elle apporte un soutien plus ferme au processus de stabilisation et de réconciliation nationale"
Depuis quelques mois, la violence a regagné la république centrafricaine. Les musulmans sont particulièrement visés. Deux attentats avaient ciblé deux mosquées les 12 et 18 octobre 2017 à Kembé et Pombolo, faisant au moins 150 morts.
Le 15 novembre 2017, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de renforcer la mission de la Minusca de 900 hommes supplémentaires, afin d'augmenter sa réactivité en matière de protection des civils et de réinstauration de la paix.