Nadia Akari
16 Mars 2017•Mise à jour: 17 Mars 2017
AA/Nairobi
La dette publique du Kenya est de l'ordre de 50 % du Produit intérieur brut (PIB), mais le gouvernement n’est pas en danger de ne pas respecter ses remboursements, a déclaré, mercredi, le président kényan Uhuru Kenyatta.
Durant son dernier discours sur l'état de la nation, avant l’élection présidentielle en août prochain, Kenyatta a indiqué que la moitié de la dette est en devises.
« Notre dette a augmenté presque proportionnellement à notre PIB. Chaque année, depuis la formation de mon gouvernement, nous avons mis en œuvre des dispositions budgétaires adaptées pour honorer la dette » a assuré le chef d’Etat.
Kenyatta a été accusé, par ses détracteurs, de mettre en danger le pays en laissant la dette augmenter.
Ces quatre dernières années, l’économie kényane a progressé en moyenne de 5,9% par an, comparé à la moyenne mondiale de 3%, a soutenu le président kényan.
Ce contexte économique a permis la création de 2,3 millions de nouveaux emplois.
« Sous cet angle, l’état de notre économie est solide » a-t-il assuré devant le Parlement à Nairobi.
La corruption demeure un défi, mais le gouvernement a alloué des fonds pour 90 procureurs chargés des crimes économiques et créé une division de lutte contre la corruption à la Cour suprême, a-t-il ajouté.