Khalaf Rasha
04 Août 2017•Mise à jour: 04 Août 2017
AA/Nairobi/Khalaf Rasha
Au moins un officier a été tué, jeudi, à la suite d’une attaque armée contre deux camps de police situés à la ville kenyane «Mandera» sur la frontière avec la Somalie.
Les milices somaliennes "Shebab" sont soupçonnées par la police d'être à l'origine de ces attaques.
L’attaque est survenue quelques heures après une opération similaire ayant ciblé un bus de passager. L’attaque en question avait fait trois morts. Deux véhicules de police ont été en outre brûlés.
Eric Orni, commissaire-adjoint de la province de Lafi a indiqué, dans un entretien téléphonique avec Anadolu, que «l’attaque de ce matin a été menée par plus de 40 assaillants », soulignant qu’un officier de police a été tué.
Un échange de tirs a eu lieu par la suite entre les milices et les forces sécuritaires, selon la même source.
L’attaque n’a pas été pour l’heure revendiquée. Cependant, les autorités accusent ouvertement le mouvement somalien «Shebab» d’en être le responsable.
Des analystes affirment que ces attaques témoignent d’un changement de stratégie au sein du mouvement, qui mène des attaques à l’intérieur du territoire kenyan depuis 2011.
Le mouvement soutient que ces attaques constituent une réponse à l’envoi de forces armées kenyanes en Somalie pour combattre les groupes armés tel que « Shabab».