Malek Jomni
15 Avril 2023•Mise à jour: 15 Avril 2023
AA / Tunis / Malèk Jomni
La Tunisie a déclaré qu'elle suivait avec préoccupation les développements observés au Soudan et les affrontements déclenchés ce samedi, dans la capitale Khartoum entre l'armée régulière et les Forces de soutien rapide (paramilitaires).
Dans un communiqué rendu public par le ministère des Affaires étrangères, la Tunisie a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation sécuritaire au Soudan et ses répercussions sur le processus politique dans ce pays frère.
Tunis a également appelé toutes les parties soudanaises à faire preuve de retenue et à opter pour le dialogue afin de désamorcer la crise, préserver la stabilité du Soudan et protéger les biens de son peuple frère.
Dans la matinée, l'ambassade tunisienne à Khartoum avait assuré que les Tunisiens résidant au Soudan étaient sains et saufs et que ses services étaient en contact permanent avec eux.
Plus tôt samedi, des affrontements armés ont éclaté à Khartoum entre l’armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide, du général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemedti ».
Les parties prenantes au processus politique au Soudan ont annoncé que la signature d'un accord final serait reportée sine die, en raison de la poursuite des tractations entre les militaires.
Déjà repoussée une première fois le 1er avril, la signature de l’accord de transition au Soudan, prévue le 6 avril, a été reportée une deuxième fois en raison de la reprise des pourparlers entre militaires.
Le 8 janvier dernier, un processus politique a été amorcé au Soudan entre les signataires de l'accord-cadre du 5 décembre 2022, à savoir ; le Conseil de Souveraineté au pouvoir et les forces civiles, notamment le mouvement « Liberté et changement - conseil central », pour parvenir à un accord qui pourrait résoudre la crise politique dans le pays.
L'opération vise à répondre à une crise qui dure depuis le 25 octobre 2021, le commandant de l'armée, Abdel Fattah Al-Burhan, ayant imposé des mesures d’exception, dont la dissolution du Conseil de Souveraineté et celui des ministres de transition et la déclaration de l'état d'urgence.