Mounir Bennour
02 Février 2021•Mise à jour: 02 Février 2021
AA / Tunisie / Adel Elthabti
Le mouvement Ennahdha a exprimé son rejet des déclarations exprimées récemment en Tunisie en les qualifiant "d'offensantes envers l'Algérie".
Ces déclarations recelant des accusations contre l'Algérie "d'ingérence dans les affaires nationales durant la révolution (la révolution du 14 janvier 2011 qui a renversé l'ancien président Zine el-Abidine Ben Ali) et d'œuvrer par la suite dans le but de l'avorter", selon un communiqué du mouvement émis lundi soir.
Ennahdha a déclaré qu'il "rejette ces déclarations offensantes à l'égard de l'Algérie, et les considère comme précipitées, irresponsables et contre-productives aux relations fraternelles qui lient les deux peuples".
Ennahdha a salué "les positions algériennes en faveur de la Tunisie et son soutien à l'expérience démocratique émergente dans le pays".
Le mouvement a aussi révéré les efforts des deux pays-frères (Tunisie et Algérie) pour soutenir la coopération mutuelle, notamment dans le domaine économique, pour lutter contre le terrorisme et pour résister à la pandémie de coronavirus.
Dans la journée du samedi, des articles de presse ont rapporté les déclarations de l'ancien président tunisien Moncef Marzouki à la chaîne satellite Al-Khaleej, dans lesquelles il a dit que "les autorités algériennes ont combattu la révolution tunisienne et lui ont été hostiles dans ses premières années. Ce que la révolution tunisienne a subi du régime algérien est comparable à ce qu'elle a souffert du fait des Émirats arabes unis, bien que la manière de faire soit différente".
Marzouki a révélé qu'il avait rencontré l'ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika à l'époque et qu'il avait rassuré les autorités algériennes par le fait que la révolution tunisienne demeure une affaire intérieure.
Jusqu'à 6 h 50 (GMT), il n'y a eu aucun commentaire officiel de la part de l'Algérie concernant les déclarations de Marzouki.
*Traduit de l'arabe par Mounir Bennour.