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04 Novembre 2021•Mise à jour: 04 Novembre 2021
AA / Ankara
Le Parlement éthiopien a approuvé, jeudi, l'application de l'état d'urgence dans tout le pays, deux jours après l'annonce du gouvernement.
La radio-télévision d'État ''Fana'' (Fana Broadcasting Corporate) a déclaré que "la Chambre des représentants du peuple (Parlement) a donné son accord pour l'application de l'état d'urgence annoncé par le gouvernement, mardi, le renvoyant pour approbation".
La décision intervient "dans une tentative de protéger la société et la nation contre la menace du groupe terroriste", soit le "Front de libération du peuple du Tigré (TPLF)".
Le gouvernement éthiopien a décrété mardi, l’état d'urgence dans l’ensemble du pays, à la suite de l'avancée réalisée par les forces rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) dans la région Amhara.
Samedi et dimanche le TPLF annonce s’être emparé de la ville de Kombolcha après avoir revendiqué, le contrôle de la ville stratégique voisine de Dessie, dans la région Amhara, au nord du pays.
D'après Fana, "l'état d'urgence vise à protéger les civils contre les atrocités perpétrées par le groupe terroriste TPLF dans plusieurs régions du pays".
L'état d’urgence impose aux citoyens de se munir de leur carte d'identité partout où ils se déplacent. Toute personne soupçonnée d'avoir des liens avec le groupe terroriste sera interpellée sans mandat d'arrêt.
Il permet aussi aux forces de sécurité d’effectuer des descentes inopinées et au gouvernement de confisquer les armes non enregistrées.
Le 4 novembre 2020, des affrontements ont éclaté dans la région du Tigré entre l'armée éthiopienne et le Front de libération du peuple du Tigré, après l'entrée des forces gouvernementales dans la province, en guise de représailles à une attaque contre une base militaire, avant qu'Addis-Abeba n'annonce le 28 du même mois que l’opération de ''maintien de l'ordre'' a pris fin par le contrôle de toute la région.
Des rapports font état de violations continues des droits humains au Tigré, où des milliers de civils ont été tués alors que des centaines de milliers ont été déplacés par le conflit, dont plus de 60 000 personnes ont cherché refuge au Soudan.
* Traduit de l'arabe par Hajer Cherni