Nadia Chahed
11 Septembre 2017•Mise à jour: 12 Septembre 2017
AA/Alger/Karim Kabir
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a entamé dans la nuit de dimanche à lundi, une visite de deux jours en Algérie qui sera essentiellement axée sur des relations bilatérales et les hydrocarbures, selon un communiqué de la présidence algérienne.
«Cette visite offrira l'occasion aux deux parties de procéder à une évaluation de l'état des relations bilatérales d'amitié et de coopération, ainsi que les voies et moyens de les consolider », précise le communiqué.
«Elle permettra également de procéder à un échange de vues sur des questions régionales et internationales d'intérêt commun, y compris la situation du marché mondial des hydrocarbures et ses perspectives », ajoute la même source qui ne fournit pas d’autres détails sur l’agenda de sa visite.
Accueilli à son arrivée à l’aéroport par le deuxième personnage de l’Etat, le président du sénat, Abdelkader Bensalah, Nicolas Maduro devrait rencontrer de nombreux responsables algériens dont le premier ministre, Ahmed Ouyahia.
Mais aucune précision n’est fournie sur une éventuelle rencontre avec le président Bouteflika dont les apparitions sont devenues rares depuis l’AVC dont il a été victime en 2013.
En février dernier, une visite de la chancelière allemande, Angela Merkel a du être reportée en raison de « l’indisponibilité temporaire » du président algérien due à « une bronchite aigüe », selon un communiqué de la présidence algérienne publié alors.
L’Algérie et le Venezuela, membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), subissent de plein fouet les retombées de la chute brutale des prix du pétrole sur leurs économies respectives.
De 193 milliards de dollars en mai 2014, les réserves de change de l’Algérie, qui tire près de 97 % de ses recettes de la vente des hydrocarbures, sont tombées à 105 milliards de dollars en juillet dernier, selon des chiffres officiels.
En septembre 2016, l’OPEP, réunie à Alger, était parvenue à un accord entre ses membres sur la réduction de la production de pétrole pour soutenir les prix. Mais l’impact souhaité par les deux pays se fait toujours attendre.