Esma Ben Said
13 Septembre 2017•Mise à jour: 14 Septembre 2017
AA/Niamey/Boureima Balima
Le président nigérien Issoufou Mahamadou, et malien Ibrahim Boubacar Keita ont appelé, mercredi, la communauté internationale, à soutenir financièrement le G5 pour le Sahel (composé du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Tchad) en vue de la mise en place de la force conjointe de 5000 hommes.
Le président malien également président en exercice du G5 pour le Sahel a entamé mardi une tournée dans les cinq pays pour « recueillir les avis avant le sommet du conseil des Nations-Unies ».
« Il faut que nous ayons une voix forte, solidaire et sans faille aucune, pour nous rendre à cette rencontre» a déclaré à la presse le président malien à l’issue de sa rencontre le président nigérien.
Soulignant l’importance de cette force dans la lutte contre le terrorisme Ibrahim Boubacar Keita a indiqué «nous n’avions que des moyens dérisoires mais mutualiser nos éléments de puissance, nos éléments souverains donnerait plus de force, plus de vitalité ».
Cette force dont le quartier général a été inauguré samedi dernier à Sévaré dans le cercle de Mopti au Mali (Centre), comprend 5000 hommes et constitue selon Issoufou Mahamadou « une digue » contre le terrorisme.
« Ce combat que nous menons contre le terrorisme et contre les organisations criminelles, nous le menons non seulement pour protéger nos peuples et nos pays mais il concerne aussi le reste du monde. Parce que si jamais cette digue que nous sommes entrain de construire, cède, le terrorisme qui n’a pas de frontière, ira en Europe, ira aux Etats-Unis, et donc dans le monde entier. » a martelé Issoufou Mahamadou.
Par conséquent « il est important que nos pays, pour la mise en place opérationnelle de cette force conjointe bénéficient de la solidarité internationale. Il ne faut pas que les gens nous observent et croisent les bras. Il faut que tout le monde se mobilise. Que toute la communauté internationale se mobilise pour venir en aide au G5 afin que cette force soit opérationnelle et qu'elle ait les moyens d’accomplir sa mission », a plaidé Issoufou Mahamadou.
Le 2 juillet dernier à Bamako (Mali), les dirigeants des pays du G5 Sahel, avaient acté, sous l'égide du président français Emmanuel Macron, la constitution de cette force anti-terroriste, qui doit être commandée par le général malien Didier Dacko et commencer ses opérations sous peu.
Pour la mise en place effective de cette force, le G5 pour le Sahel a toutefois encore besoin de 400 millions d’euros.