Meher Hajbi
08 Juillet 2020•Mise à jour: 08 Juillet 2020
AA - Tripoli
Les autorités libyennes ont annoncé mercredi la blessure de deux civils, à la suite de l’explosion d’une mine installée par les milices Haftar, au sud de la capitale Tripoli.
C’est ce qui ressort du communiqué rendu public, mercredi, par le Département de médecins urgentistes, relevant du gouvernement d’entente reconnu par la Communauté internationale.
“Deux travailleurs migrants (dont la nationalité n'a pas été déterminée) ont été blessés mardi par une mine à Ain Zara (sud de Tripoli)”, rapporte le communiqué.
La Cour pénale internationale (CPI) a accepté, mardi, d'envoyer une équipe pour enquêter sur les crimes des milices de Khalifa Haftar en Libye.
Le porte-parole du ministère libyen des Affaires étrangères aux médias locaux, Mohammed al-Qiblawi avait fait savoir que “la procureure générale de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda s'attend à ce que la mission commence dans la seconde moitié du mois de juillet en étroite coopération avec les autorités libyennes”.
En juin dernier, al-Sarraj avait appelé la CPI à envoyer d'urgence une équipe pour enquêter sur les "crimes" des troupes de Haftar en Libye, tout en s’engageant à fournir l'assistance nécessaire à l'équipe d'enquête.
Cette démarche a été opérée après que l'armée libyenne ait indiqué que les milices de Haftar avait dissimulé des mines avant de fuir les positions auparavant sous leur contrôle, notamment au sud de la capitale Tripoli.
Outre les mines dissimulées, des charniers contenant les corps de plus de deux cents personnes ont été découverts dans les zones fuies par les troupes Haftar à Tarhouna et au sud de Tripoli.