Libye : mise en garde contre l'instauration d'un embargo aérien
Il accuse les forces de Haftar d’avoir cédé deux bases aériennes aux mercenaires russes de “Wagner”
Meher Hajbi
24 Novembre 2019•Mise à jour: 24 Novembre 2019
Libyan
AA / Tripoli
Le gouvernement d’entente libyen a mis en garde les forces du général à la retraite Khalifa Haftar contre tout nouvel incident menaçant la sûreté de l’aviation civile ou des aéroports civils, car ce sont des crimes punis par les lois nationale et internationale.
C’est ce qui ressort de la première réponse du gouvernement d’entente nationale, reconnu par la communauté internationale, à la décision des forces de Haftar d’imposer un embargo aérien dans l’ouest du pays.
Le porte-parole des forces de Haftar, Ahmed Al-Mesmari a annoncé, samedi, la mise en place d’un embargo aérien sur et autour la zone d’opération à Tripoli, à l’exception de l’aéroport de Mitiga pour des besoins humains fondamentaux.
Dans un communiqué rendu public, samedi, le ministère de l’Intérieur relevant du gouvernement d’entente a expliqué que “la sûreté de l’espace aérien de l’aviation civile est régie par les lois nationale et internationale”.
Le ministère de l’Intérieur a accusé, ainsi, les forces de Haftar d’avoir cédé les deux bases aériennes de Jufra (à 600km au sud-est de Tripoli) et d’al Watiya (à 140 km au sud-ouest de Tripoli) aux pilotes de la société russe Wagner pour mener des opérations de renseignement et des actions paramilitaires via les chasseurs “Sukhoï”.
Selon la même source, les actions paramilitaires des mercenaires de Wagner “déstabilisent les efforts de la lutte contre le terrorisme”.
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