Nadia Chahed
27 Janvier 2018•Mise à jour: 27 Janvier 2018
AA/Tunis/Bouazza Ben Bouazza
La coordinatrice des Nations Unies pour les questions humanitaires, Maria Ribeiro a annoncé le lancement d’un plan humanitaire pour l’année 2018 destiné à répondre aux besoins pressants de 1,1 million de personnes dans toutes les régions de Libye.
Dans un communiqué dont Anadolu a reçu copie, la responsable onusienne note que ce plan a été élaboré après une large consultation avec les autorités libyennes et les parties concernées en Libye.
"La Libye continue de souffrir de la crise politique prolongée, ce qui conduit à des actes de violence, à l’exode et à la détérioration des conditions de vie en général accentuée par la pénurie des produits alimentaires, du carburant, de l’eau, des services d’assainissement, de l’électricité, des soins de santé et à la réduction de la capacité des citoyens à en supporter les coûts. Cette situation pénible aggravée par l’insécurité, s’est répercutée sur les immigrés et les demandeurs d’asile", relève le communiqué.
Le plan humanitaire a été présenté au cours d’une réunion tenue jeudi en présence de Fayez Sarraj, président du Conseil présidentiel libyen et du représentant spécial du secrétaire général des Nations- Unies et président de la mission des Nations Unies en Libye, Ghassen Salamé.
Il consiste à réunir la somme de 313 millions de dollars pour financer 71 projets exécutés par 21 associations non gouvernementales y compris des ONG locales et internationales et d’autres organisations de l’ONU.
Ribeiro a indiqué que "les difficultés auxquelles sont confrontés les gens pour avoir droit à leurs besoins les plus élémentaires sont réelles. A travers mes contacts avec les gens avec les hommes, les femmes et les enfants, j’ai découvert des gens qui aspirent à la sécurité et au respect de leur droit de vivre en toute quiétude".
Fayez Sarraj a noté que ce plan coïncide avec les efforts intenses déployés pour surmonter les difficultés qui entravent le retour de la stabilité en Libye, mettant l’accent sur la détermination du gouvernement libyen à faire face à ces difficultés en coordination avec les composantes de la société civile en vue de changer les conditions de vie des Libyens vers le mieux.
De son côté, Ghassen Salamé a assuré que les Nations Unies entendent mobiliser tous les moyens pour améliorer le quotidien des Libyens, notant que la responsabilité revient en premier lieu aux Libyens eux-mêmes et à l’Etat libyen, le rôle de l’ONU consistant à appuyer leurs efforts.