Hajer Cherni
30 Décembre 2020•Mise à jour: 30 Décembre 2020
AA / Rabat
Des militants des droits humains au Maroc ont appelé, mercredi, les autorités de leur pays à libérer l'universitaire et défenseur des droits humains Maati Monjib, soupçonné de "blanchiment d'argent".
Mardi, les autorités ont arrêté Monjib, sur fond d'accusations de "blanchiment d'argent", tandis que des militants des droits humains affirment que son opposition au régime en est la cause.
Activistes et opposants au Maroc ont lancé un hashtag, appelant à sa libération immédiate.
En signe de soutien, le militant des droits humains Abdullah Lamine a écrit sur Facebook : '' souffrant de maladies cardiaques et chroniques, Monjib a passé sa première nuit en prison sans prendre ses médicaments'' .
Lamine a tenu les autorités de son pays pour "responsables de la détérioration de la santé de Maati Monjib''.
De son côté, l'activiste Ahmed Benchemsi a écrit via Twitter : "11 organisations internationales (non gouvernementales) ont déjà appelé il y a un mois à mettre fin aux campagnes de harcèlement et d'intimidation contre Maati Monjib, ainsi qu'aux répressions contre les opposants".
En ocotobre dernier, une enquête a été ouverte après la saisie du ministère public par une unité spécialisée pour "blanchiment d'argent''.
S'exprimant aux médias, Monjib a nié cette accusation, affirmant qu'il est visé à cause d'une déclaration dénonçant la corruption et la tyrannie au Maroc.
Monjib, 58 ans, est professeur d'université, historien, juriste et activiste politique. Il est, d'ailleurs, l'une des figures de l'opposition dans son pays.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni.