Rafiu Oriyomi Ajakaye
29 Novembre 2015•Mise à jour: 29 Novembre 2015
AA/Lagos (Nigéria)
Le groupe extrémiste Boko Haram a revendiqué l’attaque-suicide perpétrée, vendredi, contre une procession de musulmans chiites dans le nord-ouest du Nigéria, en affirmant qu’elle a fait jusqu’à 30 morts et blessé une centaine de personne.
« Nous n’arrêterons pas de lancer de telles attaques jusqu’à ce que la terre soit libérée de tels rassemblements athées » a déclaré Boko Haram dans un message publié, samedi, sur internet.
Le groupe terroriste a identifié le kamikaze coupable comme étant «Abu Sulaiman Al-Ansary».
Un responsable de la communauté chiite du Nigéria, Mustapha Potiskum, a indiqué, vendredi, qu’au moins 21 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées, le même jour, dans un attentat à la bombe contre une importante procession de fidèles chiites nigérians.
L’attaque a eu lieu à Chiromawa, un village situé à environ 50 km de la ville de Kano, capitale de l’Etat éponyme.
Depuis six ans, le Nigéria lutte, dans certaines régions du pays, contre une sanglante insurrection menée par l’organisation terroriste Boko Haram qui affirme vouloir établir un «califat islamique» dans la région.
Si Boko Haram est présenté comme un groupe armé extrémiste prêchant un Islam radical, plusieurs de ses membres arrêtés ont avoué que les chefs de l’organisation discouraient rarement sur la religion.
Plusieurs des membres de Boko Haram arrêtés par les forces de sécurité, se sont avérés incapables de lire le Coran ou même de réciter la Fatiha [sourate inaugurale du Coran], a déjà révélé le porte-parole de l’armée, Sani Usman.
L’armée nigériane a, par ailleurs, signalé avoir arrêté plusieurs «barons du crime» qui fournissaient le groupe extrémiste Boko Haram notamment en drogues.
Des dizaines de milliers de civils ont été tués et des dizaines de milliers d’autres déplacés dans la région du nord-est du Nigéria depuis le début de l’insurrection.