Mohamed Hedi Abdellaoui
07 Décembre 2016•Mise à jour: 07 Décembre 2016
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Au moins 153 rebelles des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr) ont été rapatriés au Rwanda depuis le mois de Janvier 2016, a appris Anadolu, mercredi, de source onusienne.
«Depuis le début de cette année, la section DDR/RR (Réinsertion, rapatriement et réinstallation) de la mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) a rapatrié au Rwanda, 153 ex- combattants FDLR, 14 enfants associés aux groupes armés et 254 dépendants », a déclaré au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, Florence Marchal, coordonatrice du groupe de communication des Nations unies.
La communicatrice onusienne a, en outre, indiqué que 299 combattants désarmés et non démobilisés sont, par ailleurs, hébergés dans trois camps du programme de désarmement volontaire dans l’Est et le Nord-est de la RDC.
«Au delà de ces motifs, c’est surtout la 'pression militaire exercée par les forces armées de la RDC (FARDC) sur les rebelles rwandais qui motive ce rapatriement après reddition auprès de l’ONU et de nos bases», a déclaré à Anadolu, le général-major Léon Mushale, commandant de la troisième zone de défense de l’armée congolaise.
Retranchés depuis 1994 dans l’Est de la RDC après un génocide qui a fait pas moins de 800 000 morts, les rebelles « hutu » des forces démocratiques pour la libération du Rwanda sont accusés par l’ONU et Kinshasa de plusieurs exactions contre les populations civiles congolaises, dans plusieurs localités des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, frontalières au Rwanda.
L’armée congolaise et la brigade de l’ONU ont depuis janvier 2015 lancé une opération militaire conjointe dénommée « Sukola2 » pour neutraliser « complètement » ces rebelles qui représentent une menace permanente pour le régime de Kigali (Rwanda).
Cette opération « conjointe » en cours a concouru à la naturalisation d'un millier de rebelles rwandais depuis son lancement dans l'Est de la RDC, selon l'armée.