Nadia Chahed
30 Novembre 2016•Mise à jour: 30 Novembre 2016
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Deux éléments d'un groupe armé sévissant dans l'Est de la RD Congo ont été tués, mercredi, par l'armée, a appris Anadolu auprès d'un responsable militaire local.
Les deux éléments relevant du groupe armé Mai-mai ont été neutralisés lors d'une riposte à une attaque menée tôt dans la matinée de mercredi contre un poste militaire à Butembo dans la province du Nord-Kivu (Est de la RDC), a déclaré à Anadolu, le capitaine Mak Hazukay, porte-parole des opérations "Sukola1" couvrant la partie Nord de cette province.
Un militaire a été légèrement blessé lors de l'attaque, a indiqué la même source.
Cette attaque intervient après le massacre de dimanche dernier perpétré par ce même groupe contre des civils hutus dans le village de Luhanga, province du Nord-Kivu et qui avait fait 36 morts parmi les civils.
Des déplacements massifs de Hutus ont été enregistrés tout au long des dernières années en direction du territoire de Lubero, qui se trouve moins exposé à la zone frontalière, que les territoires de Beni et de Rutshuru, où sévissent de nombreux groupes armés nationaux et étrangers.
Fuyant les attaques des groupes armés dans ces derniers territoires ou simplement à la recherche de terres fertiles, des Hutus se sont souvent exposés à Lubero aux attaques des groupes autochtones, comme les membres de l'ethnie nande, qui les assimilent aux rebelles rwandais hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Traqués par l'armée congolaise et par la Mission onusienne (Monusco) dans ce pays, les membres des FDLR sont accusés par Kigali d'avoir pris une part active au génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda.
Ce massacre qui a fait 800 000 morts selon l'ONU, a précipité toute la région des Grands lacs dans de nombreuses guerres et crises politiques et sécuritaires qui ont fait plusieurs millions de morts et de déplacés.