Esma Ben Said
03 Octobre 2017•Mise à jour: 03 Octobre 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Le premier ministre congolais Bruno Tshibala a déclaré mardi qu’il va intensifier la lutte contre la corruption afin d’améliorer les recettes fiscales et douanières de la RD Congo, pays frappé par une crise économique provoquée par la chute des cours des matières premières depuis la mi-2015.
''On va intensifier et amplifier la lutte contre la corruption et l’inconscience'' a promis le premier ministre Bruno Tshibala au cours d’une conférence de presse au cours de laquelle il a lancé une campagne de vulgarisation de quelque 28 mesures ''urgentes'' arrêtées en 2016 par un comité de pilotage mis en place par le président Joseph Kabila.
''La lutte contre la corruption, la fraude douanière et fiscale sont les conditions sine qua none à l’amélioration de la vie nationale'', a-t-il ajouté soulignant que ces
mesures comportent des actions ''concrètes pour la stabilisation, la relance et la diversification de l’économie congolaise''.
Ces mesures seront évaluées en novembre prochain, a assuré le chef de l’exécutif congolais faisant remarquer que le taux de change s’est stabilisé depuis deux mois.
S’agissant des élections, Tshibala a déclaré ignorer quand elles auront lieu, mais a toute fois affirmé sa détermination à les organiser ''au plus tôt'' pour ''régler la question de la légitimité'' au sommet de l’Etat.
Lors de son investiture en Mai dernier, il avait rassuré à l’Assemblée nationale avoir ''l’ambition, la volonté et la détermination d’offrir au peuple congolais les meilleures élections de son histoire dans le délai convenu".
Le calendrier électoral sera fixé au ''terme de l’évaluation du processus électoral entre le gouvernement, la commission électorale et le conseil national de suivi de l’accord (CNSA) '' a –t-il expliqué relevant qu’il y a ''des contraintes et des événements qui viennent perturber le processus de mise en œuvre des activités
électorales''.
1 er pays producteur de cuivre d'Afrique ainsi que le premier fournisseur au monde de cobalt, la RDC est gangrenée par la corruption à tous les niveaux. Un rapport de l’Organisation Transparancy International publié en Janvier dernier classait la RDC à la 156e place sur les 177 pays dans le rapport sur la perception de la corruption au Monde.
Ce pays est miné d’une grave crise politique due à la non tenue d’élections dans les délais [Novembre 2016] , fait qui a permi au président Kabila [au pouvoir depuis 2001] de se maintenir en poste.