Ekip
07 Août 2024•Mise à jour: 07 Août 2024
AA/Tunis
L’association humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a alerté, mardi 6 août, sur l’augmentation des cas de la maladie de Monkey pox (variole du singe) en RDC.
Selon cette organisation, le nombre de cas a triplé en 2023, avec plus de 14.600 cas suspects notifiés, et 654 décès, rapporte la radio de l’ONU en RDC Radio Okapi.
Depuis le début de l’année 2024, MSF note une aggravation de la situation. Elle parle de plus de de 12.300 cas suspects qui ont été notifiés, dans 23 provinces, indique le même média précisant que ces chiffres représentent environ 80% des cas enregistrés en 12 mois en 2023.
Selon cette organisation humanitaire, l’accélération de l’épidémie est inquiétante, d’autant plus qu’une mutation génétique a été identifiée au Sud-Kivu, avec désormais une transmission ininterrompue, d’un humain à un autre depuis des mois, note encore Radio Okapi.
Au-delà de cette mutation, l'autre motif d’inquiétude, selon MSF/RDC, est que la maladie a été enregistrée dans les camps des déplacés autour de Goma (Nord-Kivu), où l’extrême densité de la population rend la situation très critique.
Dans certaines communautés, des croyances selon lesquelles la maladie serait liée à des pratiques mystiques ou de sorcellerie complique aussi l’adhésion aux mesures de santé publique. Ce qui illustre également la nécessité de travailler au plus proche des communautés dans la réponse, souligne la même source.