Nadia Chahed
07 Juin 2017•Mise à jour: 07 Juin 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Les autorités congolaises ont confirmé, mercredi, en début d'après-midi, le kidnapping de deux humanitaires congolais travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Les deux travailleurs congolais "ont été enlevés dans la matinée par une bande armée au niveau du village de Kiamasamba dans le groupement Musindi ( Sud du Territoire de Lubéro)", a déclaré à Anadolu Joy Bokele, administrateur de ce territoire du Nord-Kivu (Est).
Une équipe de police a été dépêchée sur les lieux pour retrouver la trace des otages et de leurs ravisseurs, a ajouté la même source sans donner plus de détails sur ces derniers.
Les deux humanitaires dont un chauffeur et un cadre de la CICR "ont été interceptés et emmenés de force par les ravisseurs, mercredi matin, alors qu’ils revenaient de la localité de Kirumba vers la ville de Butembo dans le cadre d’une mission ", a déclaré à Anadolu Omar Kavotha, coordonnateur du centre d’études pour la promotion de la démocratique, la paix et les droits de l’homme (Cepadho), une ONG locale.
Patrick Megevand, chargé de la communication au sein du CICR en RDC avait déclaré plus tôt dans la journée que le Comité avait perdu contact avec deux de ses employés dans une localité de l'Est congolais.
Les attaques contre les humanitaires sont récurrentes en République démocratique du Congo (RDC), particulièrement dans sa partie orientale où sévissent plusieurs dizaines de groupés armés locaux et étrangers responsables, selon Kinshasa et l’ONU, de plusieurs exactions contre des civils.
Deux experts des Nations-Unies qui enquêtaient sur les violences meurtrières dans le Kasaï (Centre), ont été enlevés le 12 mars dernier avant d'être retrouvés morts deux semaines plus tard.
Le haut commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme Zeid Ra'ad Al Hussein a menacé, mardi, d’envoyer des enquêteurs, dans les prochaines semaines, dans le centre de la RDC où se poursuivent les violences.
Il a, en outre, exigé du gouvernement congolais des réponses "appropriées" concernant une enquête conjointe avant le 8 juin.