Nadia Chahed
06 Septembre 2019•Mise à jour: 06 Septembre 2019
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Des manifestations ont éclaté vendredi matin à Kinshasa, dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) en pour dénoncer les émeutes xénophobes visant les étrangers vivant en Afrique du Sud.
Dans la matinée, la police a dispersé une cinquantaine de jeunes rassemblés devant l'ambassade sud-africaine qu'ils voulaient saccager, selon des témoins contactés par Anadolu.
Dans l'est de Kinshasa, un magasin Vodacom (une entreprise de téléphonie basée en Afrique du Sud et active au Congo-Kinshasa, au Lesotho, au Mozambique et en Tanzanie), a été pillé et saccagé par des manifestants.
D'autres tentatives de pillage ont été empêchées par la police, a déclaré à Anadolu le général Sylvano Kasongo, chef de la police de Kinshasa, ajoutant qu "au total, une vingtaine de pilleurs ont été interpellés et seront verbalisés".
"Nous resterons mobilisés pour protéger les intérêts des Sud-africains jusqu'à la fin des tensions", a-t-il ajouté.
Jeudi soir, une centaine d'autres manifestants ont tenté de piller le plus grand supermarché de Kinshasa, Shoprite. Une tentative avortée par la police.
Depuis quelques jours, Plusieurs grandes villes sud-africaines sont secouées par des violences dirigées contre des immigrés africains et asiatiques accusés par les jeunes locaux de leur voler leurs emplois dans un pays particulièrement frappé par le chômage.
Au moins 10 personnes dont un étranger, ont été tuées, lors de ces violences, a annoncé jeudi le président sud-africain Cyril Ramaphosa, dans une intervention radiotélévisée.
"Des familles ont été traumatisées. Des vies ont été détruites. Il ne peut pas y avoir d'excuse pour la xénophobie. Il n'y a aucune justification pour les pillages et les destructions", a-t-il encore déploré.