Nadia Chahed
27 Novembre 2020•Mise à jour: 27 Novembre 2020
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations-Unies (OCHA) a indiqué avoir recensé 6 924 cas de violences sexuelles dans deux provinces de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) entre janvier et le 14 novembre 2020.
Ces cas ont été identifiés dans les provinces du Sud- Kivu et Maniema « entre le mois de Janvier et le 14 Novembre 2020 », indique OCHA dans une note d’information publiée vendredi et consultée par Anadolu.
Ces violences sont attribuées aux membres de groupes armés et aux forces de sécurité, a indiqué à Anadolu une source onusienne, qui a préféré garder l’anonymat.
Dans sa note d’information, OCHA ne donne pas de détails sur les auteurs de ces actes.
Le bureau onusien relève, en outre, que la violence chronique des groupes armés, a plongé quelque 2,7 millions de personnes dans une phase critique « d’insécurité alimentaire » entre janvier et novembre.
Les violences ont également contraint 1 million de personnes à des déplacements internes.
Dans le Sud-Kivu particulièrement, les acteurs humanitaires font partie des cibles des groupes armés.
Si pour le moment aucune suspension d’activité n’a encore été annoncée par les organisations, le Coordonnateur Humanitaire en RDC, David McLachlan-Karr, a indiqué dans un communiqué que ces attaques contre les humanitaires sont de nature à compromettre l’aide humanitaire d’urgence à «21,8 millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë, et 5,2 millions de personnes déplacées » en RDC.