Mohamed Hedi Abidellaoui
24 Mai 2017•Mise à jour: 25 Mai 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Près de 400 000 enfants congolais risquent d’être atteint par une malnutrition sévère dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), en raison de la persistance des violences meurtrières qui secouent la région depuis le mois d’août dernier, a alerté mercredi l’Unicef.
La crise au Kasaï a « gravement empiété sur les programmes de santé au cours des derniers mois, mettant à risque de malnutrition sévère aiguë presque 400.000 enfants », a écrit Unicef dans un communiqué dont Anadolu dispose d’une copie.
«Ces enfants sont parmi les plus vulnérables du pays et maintenant ils font face à une crise imminente si l’accès aux services de base n’est pas rétabli rapidement […] Sans soins de santé adéquats, sans accès à la nourriture et à l’eau potable, la vie de centaines de milliers d’enfants est menacée », alerte l’agence Onusienne.
Pour répondre à la crise dans le grand Kasaï, l’Unicef dit avoir besoin de 40,2 millions de dollars américains.
Diamantifères, les provinces du Kasaï (Kasaï-Oriental, Kasaï-central, Kasaï et Lomami) sont classées parmi les provinces les plus pauvres de la RDC.
Ces provinces font les frais des violences sanglantes qui opposent les forces de sécurité aux adeptes de Jean-Pierre Mpandi dit Kamwina Nsapu, un chef traditionnel tué en août dernier lors d’une opération de police dans la ville de Tshimbulu.
Ce dernier était entré en rébellion contre Kinshasa après la non-reconnaissance par Kinshasa de son règne sur le groupement de Bajila-Kasanga dans le Kasaï-central, réputé bastion de cette milice.
Les violences secouant la région ont fait plusieurs centaines de morts dont deux enquêteurs des Nations-Unies tués en mars dernier et forcé 1.3 millions de personnes à se déplacer, selon l’ONU.